Développement durable : retour en arrière pour comprendre l’engagement de la CFDT

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Développement durable : retour en arrière pour comprendre l’engagement de la CFDT

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Édito

La loi climat et résilience, la loi sur le devoir de vigilance, la loi PACTE, combien de lois faudra-t-il pour que les organisations syndicales deviennent de vrais acteurs de la gouvernance de l’entreprise, et ce au-delà des sujets traditionnels. Le monde change vite et Orange doit s’adapter. Ce n’est qu’en s’inscrivant dans une logique d’intelligence collective intégrant toutes les parties prenantes de l’entreprise que nous parviendrons à inscrire notre Groupe dans une logique de développement soutenable et inclusif. De nouveaux lieux de dialogue sociétal à inventer, un « shadow comex » incluant des parties prenantes externes, des salariés et des OS… L’innovation organisationnelle et managériale feront partie intégrante de la solution.

Il est temps : les crises environnementales, économiques et sociales sont là, et la construction d’un modèle résilient prendra du temps !

La grande majorité des entreprises semblent découvrir l’importance de la RSE et du green business depuis quelques années. Pourtant, à la CFDT, nous alertons de longue date sur les dégâts potentiels d’un développement sans règles et sans limites.

Dès les années 70, nombre de nos campagnes revendicatives CFDT se sont inscrites dans une logique de ce que nous appellerons quelques années après le développement durable. La conscience sociétale de la CFDT et de ses militants s’est très tôt démarquée du reste du syndicalisme qui lui s’inscrivait dans un productivisme de plein emploi.

Bien en avance de phase, nous avons également pointé la mondialisation comme l’artefact d’un dumping social et environnemental déraisonnable. Le discours « Le Monde que nous voulons », prononcé en 2002 lors d’un congrès confédéral, est révélateur de cette avant-gardisme CFDT.

Extrait :

« Nous voulons un monde plus équitable et solidaire. Si la globalisation, c’est bel et bien ce processus d’intégration progressive des économies, des sociétés et dans une certaine mesure des cultures, elle continuera de produire toujours plus d’interdépendance. Ce que nous voulons, ce n’est pas interrompre ce processus, mais passer d’un régime d’interdépendance subi à un régime de solidarité choisi. Passer du partage des risques à la redistribution des bénéfices, d’une économie dominée par l’idolâtrie du marché à une économie de partenaires soucieux des impacts sociaux. Au fond, c’est bien de placer cette globalisation sous le signe du développement durable qu’il s’agit, c’est-à-dire l’inscrire dans la recherche du meilleur équilibre entre croissance économique, responsabilité sociale et protectrice de l’environnement, étant entendu que des institutions démocratiques fiables et stables sont le meilleur moyen d’y parvenir. »

Olivier Berducou
DS Central Adjoint
UES Orange

Olivier Berducou
DS Central Adjoint
UES Orange

Comment ne pas voir dans ces mots, l’écho d’une actualité toujours aussi prégnante près de 20 années après !

Et pour parvenir à comprendre et proposer un chemin acceptable pour un développement soutenable, nous avons choisi à la CFDT la seule voie possible, celle de l’ouverture. Très engagée dans le syndicalisme international, notre syndicalisme a toujours œuvré pour que les travailleurs du monde entier puissent s’organiser pour peser dans les débats sur le travail et le développement, mais aussi pour qu’en central, les organisations syndicales internationales portent haut et fort le discours d’un développement durable. En parallèle, nous avons fait évoluer notre posture en construisant des partenariats avec des organisations de la société civile.

Dès la fin des années 2000, le partenariat avec France Nature Environnement a permis à nos militants de monter en compétence sur les sujets environnementaux. Notre présence dans les collectifs tel que le Forum Citoyen pour la RSE nous a permis de porter des revendications dont la création de la plateforme nationale d’action sur la RSE est un aboutissement.

Au début des années 2010, nous étions la seule organisation syndicale présente au milieu d’un collectif d’ONG à s’être battu pour voir enfin en 2017 sortir une loi sur le devoir de vigilance des multinationales à l’égard de leurs sous-traitants et de leurs filiales. Le respect des droits fondamentaux dans toute la chaîne de valeur entrait alors dans une obligation de moyens pour les entreprises grâce à ce combat.

En toute modestie, ces victoires et cette antériorité ne nous donnent pas plus de légitimité que les autres, en revanche elles nous confèrent plus de responsabilité. Parce que nos militants, nos organisations sont portés depuis longtemps par cet espoir d’un développement plus soutenable, plus sobre et plus inclusif, nous devons être à la pointe chez Orange pour faire évoluer le modèle de business et apporter un changement de vision. N’ayant que peu d’espace de dialoguer sur ces sujets d’environnement et de RSE – espérant que cela change, nous proposons de venir vous présenter notre vision des choses avec des intervenants de très grandes qualités pour challenger nos propos le 26 septembre prochain.

Alors, rendez-vous en visio

ou en physique

à l’auditorium de Bridge,

le 26 septembre de 14h à 17h !

Inscription obligatoire :

Pour tout renseignement écrire à :

com-nat.cftd@orange.com avec comme objet : événement RSE 26 sept.2022

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