CSEC du 17 juin 2025 18 juin 2025
Article CSEC
Information / Consultation sur le projet de développement des activités de service « Bureau d’Etudes » dans l’immobilier neuf :
- Rapport de la CSSCTC
- Rapport de la Commission Orange France
- Recueil d’avis
Création bureau d’études immobilier neuf : Formidable !!! sur le papier…
La création de cette nouvelle Direction d’Affaires Bureau d’Etude Immobilier Neuf, doit répondre au besoin de déploiement de la fibre sur tout le territoire dans les activités de ventes, conseil, études et travaux pour les logements neufs, individuels, collectif et professionnels.
Technico-Commercial Immobilier Neuf
Ce projet implique la création de nouveaux postes, avec 86 « technico-commerciaux » dédiés à l’immobilier neuf et 19 conseillers immobilier. C’est une opportunité de diversification des activités commerciales et d’évolution professionnelle pour les salariés, sous condition d’un réel accompagnement via un parcours de montée en compétences adapté. La Direction s’engage à faire évoluer dans les 3 ans l’ensemble des TCIN* en niveau cadre DBis (sous couvert d’un budget alloué), et une augmentation salariale de 2 à 3% pour tous à l’issue de leur montée en compétences. Ce budget est hors Nao (Négociation annuelle obligatoire)
Des commerciaux sans moyens ?
En revanche, deux nouvelles activités sans moyens. Pour les TCIN et les CIN** la Direction précise une importante activité commerciale mais sans rémunération complémentaire (Prime Variable Commerciale), et sans véhicules attitrés pour aller visiter les clients hormis les véhicules de Pool. La Direction défend cette position en précisant « dans technico-commercial, il y a technique en premier » … Un peu juste comme justification.
Une valse à 1000 temps !
Pour la CFDT La ré-internalisation de certaines activités, va dans le bon sens, néanmoins la CFDT alerte sur le risque d’un effet « yoyo » entre recours aux prestataires externes et réintégration des effectifs internes, source d’instabilité.
Le développement de nouvelles prestations commerciales va probablement contribuer à accroître le chiffre d’affaires d’Orange mais en poursuivant une multitude de réorganisation au détriment de la stabilité d’emploi et du sentiment de sécurité. Pour La CFDT il demeure primordial de garantir une réelle valeur ajoutée pour les clients et pour les salariés, au-delà d’un simple effet d’affichage marketing.
Au regard du fort risque psycho-social la CFDT demande que ce projet soit étudié, dès que possible, dans les CSSCT locales concernées. La CFDT exige un réel accompagnement des salariés et un suivi des différentes étapes du projet ainsi qu’une restitution du bilan au CSEC.
*TCIN : Technico-Commercial Immobilier Neuf
**CIN : Conseiller Immobilier Neuf
Orientations Totem France
TOTEM France, deuxième Towerco en France, opère dans 11 000 communes, en zones urbaines et rurales, avec différents types de sites (tour terrasses etc.). Le marché continue de croître, avec environ 500 nouveaux sites par an, représentant plus de 30 % de parts de marché. La situation d’opérateurs comme SFR pourrait influencer ces tendances, aucune déformation majeure n’est anticipée à court terme.
En 2024, TOTEM affiche un chiffre d’affaires de 508,8 M€ et un EBITDA de 290,9 M€ soutenus par le développement de sites neufs, principalement pour Orange France. Le taux de colocation s’améliore, malgré un effet dilutif des nouveaux sites, avec la suppression de 350 sites en 2024 pour rationaliser le parc. L’impact écologique de l’activité reste néanmoins à affiner en vue des prochains passages en CSEC, en effet aucun bilan carbone n’est malheureusement détaillé alors qu’un site neuf génère à lui seul 36 Tonnes de CO2.
TOTEM investit dans la couverture de lieux fermés ainsi que dans la gestion des accès aux sites TOTEM pour répondre aux besoins d’Orange en France. L’effectif est en hausse et atteint 131 salariés fin 2024, avec une politique de recrutement active prévue en 2025 ce qui peu commun en France.
Initié en 2021 dans une perspective stratégique d’intégrer des parcs infrastructures de « pays Orange » de l’Europe de l’Est, ce développement est « suspendu » ce qui est un échec. Les raisons principales concernent des obstacles fiscaux, des risques politiques et des contraintes liées aux actionnaires minoritaires. Dès lors la holding Totem Group a perdu de son intérêt au regard de son dimensionnement et va se transformer en entité purement financière sans salarié.
Le projet TOTEM NOW vise à fusionner TOTEM Group et TOTEM France en juillet 2025. Il a recueilli un avis défavorable en CSE Totem pour les motifs suivants :
– Projet engagé sur des bases instables ;
– Une sincérité remise en question ;
– Par ailleurs le process suivi pour transfert des salariés Totem Group vers Totem France leur assure, s’ils confirment leur accord, une place perçue comme privilégiée chez Totem France.
Les modalités d’organisation future se sont déroulées sans suffisamment associer les équipes, ce qui est apparu injuste au regard de la performance réalisée par les équipes Totem France.
La Direction indique des intentions de « rectifier » ces erreurs avec un travail collectif renforcé.
Information/consultation sur la politique sociale, emploi et conditions de travail de l’entreprise (Bloc 3) :
Bilan de formation 2024
Le bilan 2024 affiche des résultats flatteurs, avec un taux d’accès à la formation de 99 % et un indice de satisfaction de 18,4. Pourtant, la CFDT souligne que ces chiffres sont biaisés par la digitalisation croissante et des méthodes de calcul discutables, notamment l’exclusion de certains salariés. La représentativité des réponses à l’enquête de satisfaction est également remise en question, tout comme l’efficacité réelle des formations, surtout celles évaluées 60 jours après leur réalisation. La hausse des heures de formation par salarié est encourageante, mais reste insuffisante face aux transformations en cours. Le budget formation a diminué de 25 % en cinq ans, représentant aujourd’hui seulement 4,8 % de la masse salariale. La CFDT demande de renforcer la formation en présentiel, privilégiée par les salariés, tout en garantissant un accès équitable, notamment en raison du manque d’effectifs. Elle insiste aussi sur une meilleure anticipation des formations, une valorisation du temps consacré, et une attention particulière aux salariés seniors. La formation QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) doit être considérée comme prioritaire, au même titre que celles en cybersécurité et compliance, face aux débordements constatés et à la dégradation des conditions de travail dans plusieurs secteurs. Sur ce point, la direction s’engage à mettre le point dans le plan 2026…à suivre…





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