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Rémunération (NAO) NÉGOCIATION SALARIALE 2026 N°7 12 mars 2026
(NAO) NÉGOCIATION SALARIALE 2026 N°7

NÉGOCIATION SALARIALE 2026 – #7
LA CFDT SIGNE POUR PRÉSERVER L’ESSENTIEL
Après plusieurs semaines de négociations, la direction a finalement porté le taux directeur du budget d’augmentation salariale à 2% des salaires de base (contractuels) et des salaires globaux de base (fonctionnaires).
La CFDT a décidé de signer cet accord.
Soyons clairs : ce résultat ne répond pas pleinement aux attentes des salariés. La CFDT revendiquait un taux directeur de 2,4% pour répondre à la question centrale du pouvoir d’achat.
Depuis l’épisode inflationniste de 2022 à 2024, une réalité s’impose : les salaires réels ont reculé. L’inflation cumulée a été nettement supérieure aux augmentations générales. Concrètement, pour beaucoup de salariés, le salaire permet aujourd’hui d’acheter moins qu’il y a quelques années.
Par ailleurs, cette année 2026 est marquée par une chute brutale de l’intéressement et de la participation.
Suite à la pression exercée par la CFDT (courriers adressés à Mme HEYDEMANN), la direction a annoncé le 10 mars 2026 l’augmentation de la Prime de Partage de la Valeur versée aux salariés, modulée selon la rémunération annuelle : 1 400 € pour les salariés rémunérés jusqu’à 40 000 € et 1 200 € au-delà.
Cette prime constitue un geste ponctuel, mais elle ne compense pas totalement la perte d’intéressement et de participation (par rapport à 2025).
Dans ce contexte, pour la CFDT,
l’augmentation des salaires
reste une priorité.
Au départ, la direction proposait 1,5% de taux directeur salarial. Du fait de la négociation et, il faut bien le dire, du mécontentement exprimé clairement par les salariés lors de la « call » du Directeur d’Orange France du 23 février, la CFDT a obtenu 2%, soit environ 18 millions d’euros supplémentaires redistribués aux salariés.
La signature permet de préserver et d’augmenter la mesure collective. Initialement prévue à 0 €, puis à 200 €, puis à 350 € pour les salariés gagnant annuellement jusqu’à 34 000 €, elle a été portée, du fait de la CFDT, à 400 € pour les salariés jusqu’à 35 000 €, couvrant désormais plus 55% des salariés non-cadres, soit 6 700 personnes (les fonctionnaires de classes I et II toucheront 350 €).
Sans la signature de deux Organisations Syndicales représentatives, la direction a clairement indiqué qu’elle supprimerait cette mesure collective et ne laisserait place qu’à des augmentations individuelles.
L’accord apporte également une avancée sur la transparence des augmentations. Les critères utilisés pour décider des augmentations devront être davantage explicités par les managers, ce qui permettra d’appuyer d’éventuels recours sur des bases plus objectives.
Signer cet accord ne signifie pas que tout est satisfaisant. C’est faire le choix de sécuriser des avancées concrètes, de préserver les mécanismes collectifs et de continuer à défendre les salariés.





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